Général Georgelin Famille – Une autopsie du général Jean-Louis Georgelin a été pratiquée samedi dernier par l’Institut médico-judiciaire de Toulouse pour valider la théorie de l’accident : Les premières conclusions de l’enquête ont été corroborées par les constatations médico-judiciaires, qui « ont confirmé l’hypothèse d’un accident accidentel ».
Vendredi 18 août, le général qui était chargé de coordonner la reconstruction de la cathédrale Notre-Dame de Paris a été tué dans un accident de randonnée dans les Pyrénées. Militaire, homme de culture, lecteur avide, chef d’orchestre à la tête de l’orchestre restaurant Notre-Dame…
Jean-Louis Georgelin possédait de multiples imperméables. Vendredi 18 août au soir, le haut fonctionnaire français de 74 ans est décédé dans un accident de randonnée dans les Pyrénées. Caractéristiquement, il laisse la cathédrale parisienne orpheline pendant sa reconstruction.
Le chef de l’exécutif du pays a pris le temps d’honorer l’ancien soldat dans toutes ses incarnations. L’un de ses principaux serviteurs est la France. Et Notre-Dame, couronnement de sa Renaissance, se lamentait-il sur X.
Sébastien Lecornu, ministre français de la Défense, a également rendu hommage au général décédé en disant : “Une vie au service de la France”. Jean-Louis Georgelin portait en lui une notion particulière de loyauté et d’engagement, écrit-il sur X. Il ne verra jamais son ultime projet, la restauration de Notre-Dame, achevé. La France a perdu un serviteur dévoué.
Un officier militaire de haut rang est décédé. Je pense à sa famille et à ses amis, dit-il. Le général Thierry Burkhard, actuel chef de l’Etat et commandant suprême des armées, a également exprimé sa “profonde tristesse”. Il a souligné sa « crainte et son admiration » pour la « force de caractère inébranlable » et « l’engagement total » de ce dirigeant « hors du commun » au service de la France en dehors de l’armée.
L’école militaire de Saint-Cyr a rendu un vibrant hommage à celui qui arpenta autrefois ses couloirs.
“Un grand serviteur de l’Etat”
La droite politique de l’échiquier rend aussi un hommage unanime à un héros du service de l’Etat. Valérie Pécresse, présidente de la région Île-de-France, a exprimé sa tristesse face à la disparition “d’un grand serviteur de l’Etat”. Elle s’est donc efforcée de nous rappeler son service militaire et le travail qu’il a fait pour restaurer la cathédrale Notre-Dame de Paris, ce qu’il a fait “avec efficacité et passion”, a-t-elle déclaré.
Interrogé sur un “homme de valeurs” avec une “forte personnalité”, le chef du Parti républicain Éric Ciotti l’a évoqué. Un homme qui “a toujours fait preuve de dévouement et d’un engagement sans faille”, comme le dit Rachida Dati, maire du VIIe arrondissement de Paris, a été salué par Dati.
Plus à droite, le délégué RN de l’Yonne Julien Odoul continue d’appuyer sur les revendications “volontaristes” du général. Même Stanislas Rigault, président de Génération Z, qui veut honorer “une longue carrière au service de la France”, l’a dit. Il a également déclaré dans un message posté sur X : “Il ne verra pas l’aboutissement du projet depuis la Terre ; ici sur Terre, personne n’oubliera le dévouement de ce très grand serviteur de l’Etat”.
À gauche, des réponses sympathiques ont également été audibles. La maire socialiste de Paris, Anne Hidalgo, a parlé d’une “immense perte”. Avant de signer avec le dernier hommage, “Respect et reconnaissance”, a-t-elle écrit sur X, “C’était un homme autoritaire, très apprécié.” L’ancien président français François Hollande a décrit un homme profondément engagé.
Le général Georgelin consacrera toute sa vie au service de la France. Avec un enthousiasme inextinguible et un dévouement inégalé à leur métier. Ceci, a-t-il déclaré dans un message sur X, était la base de l’autorité qu’il exerçait avec humanité et du dévouement qu’il n’avait pas encore utilisé dans la reconstruction de Notre-Dame.
Tu vas nous manquer, Jean-Louis.
Roselyne Bachelot, ancienne ministre de la culture, a partagé “sa très grande tristesse” sur le réseau social X. Renaud Muselier, président du conseil régional Provence-Alpes-Côte d’Azur, a fait l’éloge de l’ancien chef des armées, décrivant lui comme un «serviteur absolu de l’État» et un «grand personnage».
Christian Estrosi, maire de Nice, s’est ému de dire ceci du général décédé à sa famille : « Dévoué, engagé, il était au cur de la reconstruction de Notre-Dame de Paris ». Le pays a perdu un grand homme. À ses amis et à sa famille, j’adresse mes plus sincères condoléances, a-t-il écrit.
Clément Beaune, le ministre des Transports, a fait écho à ces sentiments sur la même plateforme de médias sociaux, en disant : “Sa culture et sa droiture, son énergie et son dévouement étaient exceptionnels”.
Catherine Colonna, la ministre italienne de l’Europe et des affaires étrangères, a écrit un émouvant hommage au général décédé : « Adieu, général Georgelin. Sa voix unique, ses fausses larmes, son patriotisme et son amour pour la France. Avant de dire au revoir, » Adieu, cher Jean-Louis.”
L’archevêque de Paris a annoncé publiquement son intention d’organiser la messe de dimanche de Saint Germain-l’Auxerrois à Paris à la demande du général Georgelin. Dans un communiqué publié vendredi, Mgr.
Laurent Ulrich a déclaré : “En attendant que la date de ses obsèques soit connue, nous pouvons nous joindre à la prière à la messe dominicale de Saint-Germain-l’Auxerrois, qui sera célébrée demain dimanche à 11h30 à l’intention du général Georgelin.” “Aujourd’hui la France et l’Eglise ont perdu l’un de leurs plus dévoués serviteurs, et nous souffrons tous beaucoup”, a déploré l’archevêque.
L’atmosphère à l’intérieur de l’établissement militaire était tout aussi chargée. Le site où se dressait autrefois ce “très grand chef militaire” fut aussitôt inondé d’hommages. Le général Burkhard, haut gradé de l’armée, a parlé d'”une force de caractère” et “d’un chef hors du commun qui a poursuivi son engagement au-delà des rangs”.
Thomas Gassilloud, président de la commission de la défense au parlement français, se souvient de Jean-Louis Georgelin comme “d’un homme engagé au caractère bien tremblé”. Puis, avec une pointe de surprise et de nostalgie, il a ajouté qu’il était “capable de faire des étincelles” dans ses propos. Qu’il s’agisse de la résistance administrative ou du coût d’une opération de libération de prisonniers, si le général estime que les personnes impliquées ont pris des risques inutiles, il n’hésitera pas à baisser les bras.
Le général Jean-Louis Georgelin était un chef légendaire qui a façonné le cours de la force terrestre à travers l’histoire. Le ministre de la Défense, Sébastien Lecornu, a déclaré qu’il “portait en lui une certaine notion de loyauté et d’engagement”. La France a perdu un grand serviteur. L’armée a perdu un haut général, a-t-il dit.
Ancien militaire devenu grand chancelier de la Légion d’honneur (2010-2016), chef d’état-major des armées (2006-2010) et chef d’état-major particulier du président de la République (2002-2006). Le jeune homme décide de rejoindre l’infanterie après avoir obtenu son diplôme universitaire de Saint-Cyr en 1969 et avoir été promu au grade de lieutenant-colonel Brunet de Sairigné. En 1976, il est muté au 153e régiment d’infanterie à Mutzig, en Alsace, après avoir été affecté au 9e régiment d’infanterie parachutiste.
Il dirigera l’organisation de 1991 à 1993, 15 ans plus tard. Il fut le dernier commandant du 1563e RI avant sa dissolution. La lourde et symbolique tâche de remettre le drapeau du régime au gouverneur militaire de Lille lui a été restituée.
Cependant, la force terrestre a dû se réorganiser lorsque le mur de Berlin est tombé. Forts de leur expérience des deux guerres mondiales, les régimes de « l’Est », qui avaient prévu une guerre contre l’Union soviétique, ont perdu de leur pertinence.
“L’ère des opérations extérieures simples est révolue”
Jean-Louis Georgelin est l’un des hommes qui a été le témoin de l’évolution de l’armée française à travers les siècles. Deux ans plus tard, le président français Jacques Chirac déclare la fin du service militaire obligatoire et la transition de l’armée vers une force professionnelle. En 1997, alors que la guerre en ex-Yougoslavie tire à sa fin, le général nouvellement promu est envoyé en Bosnie-Herzégovine.
Au cours de cette décennie, les militaires occidentaux ont considéré leurs actions comme des missions de maintien de la paix. La force de stabilisation française est chargée de faire respecter les accords de paix de Dayton. Pour cette raison, en 2002, Jacques Chirac a appelé Jean-Louis Georgelin à l’Élysée comme chef de l’État et l’a ensuite nommé à la tête des forces armées. Il est confronté aux problèmes de la Côte d’Ivoire et à la guerre en Afghanistan.
Après l’embuscade d’Uzbin, qui avait tué dix soldats français en 2008, il a déclaré au Figaro : “Le temps des opérations faciles à l’étranger est révolu”. On regarde les infos sur le retour des opérations militaires. Le monde devient de plus en plus incertain, dit-il sombrement. Il en appelle au “cercle vertueux” de la sécurité et du développement dans cette guerre contre-insurrectionnelle contre les talibans.
La prochaine décennie d’engagement au Sahel aurait été tout aussi efficace si l’analyse avait été faite à ce moment-là. Le général Georgelin, lorsqu’il est en fonction, est chargé d’adapter les forces armées à la situation financière et à la politique économique actuelles.